Energie

Cameroun – Aviation civile: une mission de l’OACI inspecte la centrale solaire de l’aéroport de Douala

Une délégation de l’OACI a bouclé le 13 février 2019 deux jours de travaux pour s’assurer notamment de la conformité de la centrale solaire.

La centrale est fonctionnelle depuis son inauguration le 10 janvier 2019, mais «nous devrions conduire des tests de confirmation, pour nous assurer que toutes les spécifications techniques contenues dans le cahier de charges sont respectées», a indiqué Eduardo Caldera dans les colonnes de Cameroon Tribune du 14 février 2019.

Le coordonnateur de programmes à l’Organisation de l’Aviation civile internationale (Oaci), résumait ainsi la mission de deux jours déployée autour du champ de panneaux solaires installés à l’aéroport international de Douala. Une opération qui a regroupé, outre l’Oaci, la Cameroon Civil Aviation Authority (Ccaa), les Aéroports du Cameroun (Adc) et l’entreprise Sagemcom, qui a installé les panneaux.

«Nous sommes heureux de constater que tout a été construit selon les spécifications du contrat», a ajouté M. Caldera, qui s’exprimait de la sorte au terme d’une réunion de débriefing.

Selon Cameroon Tribune, des tests effectués vers 11h (soit quand l’ensoleillement devient intéressant pour le dispositif), le champ solaire est parvenu à générer 500 kw. Ce qui représentait plus de la moitié des besoins en énergie de l’aéroport à ce moment de la journée.

«Actuellement, tout ce qui concerne l’éclairage et l’alimentation des équipements d’exploitation de l’aérogare passagers bénéficie de ce nouvel apport en énergie», explique Paul Limbo Bikoi, chef du département Maintenance opérationnelle à l’aéroport de Douala. Il ajoute qu’en moyenne, ce champ fournit quelque 800 kw. Ce qui couvre entre 40 et 50% des besoins en énergie de l’aéroport.

Une autre partie de l’inspection a porté sur la maintenance, préventive et curative, de ces équipements de production d’énergie propre. Aoulad Faouaz, directeur technique de l’entreprise constructrice, a souligné l’importance du drainage des eaux de pluie, du contrôle de l’étanchéité des appareils électriques, tout en suggérant une sécurisation spécifique du champ solaire, même si celui-ci bénéficie de la sécurisation générale de l’aéroport.

Bon à savoir, la garantie sur l’infrastructure est de deux ans. Raison pour laquelle, aux Adc, on parle d’une «réception technique provisoire». «Les tests sont satisfaisants et le réseau est désormais opérationnel», dira  Jacob Mbargaso, directeur de l’aéroport international de Douala. Avant d’ajouter que dans la seconde phase du projet, les Adc comptent acquérir des accumulateurs, qui permettront d’emmagasiner de l’énergie produite par la centrale afin de la réutiliser à loisir, de jour comme de nuit.

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net

L’UE s’associe à la BAD pour financer l’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad

La Commission européenne et la Banque africaine de développement (BAD) ont procédé, le 20 décembre 2018, à la signature d’un accord sous forme de don, d’un montant de 30 millions d’euros (près de 20 milliards FCFA), pour le financement du projet d’interconnexion électrique entre le Tchad et le Cameroun, a annoncé la BAD dans un communiqué officiel publié le 9 janvier 2019.

« La Banque africaine de développement avait donné son feu vert, en décembre 2017, pour financer à hauteur de 65% le projet d’interconnexion électrique Cameroun-Tchad, d’un coût de 399 millions d’euros (environ 262 milliards FCFA). Le don consenti par la Commission européenne représente quant à lui, 7,5% de ce montant. », souligne la banque panafricaine.

Ce projet, dont l’achèvement est prévu pour l’année 2022, améliorera le cadre de développement économique et social au Tchad et au Cameroun, grâce à la hausse du taux d’accès à l’électricité et des échanges transfrontaliers d’une énergie bon marché et plus propre.

BRM

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Le Cameroun négocie un financement de 151 millions $ auprès de l’Industrial and Commercial Bank of China pour un projet énergétique

Le gouvernement camerounais cherche des financements pour le projet de construction de la ligne de transport d’énergie électrique 225 kV entre Ebolowa et Kribi, la ligne 90 kV entre Njom-Yekombo et Mbalmayo et le poste 225/90/30 kV à Kribi.

Selon le ministère en charge de l’Eau et de l’Energie (Minee), ce projet vise l’évacuation d’une partie de l’énergie produite à Memve’ele (211 MW), la sécurisation de la zone industrialo-portuaire de Kribi en énergie électrique et le raccordement du barrage hydroélectrique de Mekin (15 MW) au Réseau interconnecté sud (RIS).

A ce jour, indique le Minee, l’ensemble des études, notamment celles d’avant-projet sommaire, d’avant-projet détaillé et d’impact environnemental et social est finalisé.

La mobilisation du financement dudit projet dont le coût est estimé à environ 151 millions de dollars US (à peu près 87 milliards FCFA) auprès de l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), est en cours.

Le barrage Memve’ele est construit par le chinois Sinohydro sur le fleuve Ntem, pour un coût  de 420 milliards FCFA. L’aménagement de Mekin, lui aussi, est réalisé par une entreprise chinoise dénommée China National Electric Engineering Co (CNEEC) pour un montant d’environ 25 milliards FCFA.

S.A

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L’Espagnol Elecnor veut lancer un projet pilote de fourniture de l’énergie électrique dans le Sud du Cameroun

La société espagnole Elecnor, à travers sa fondation, devrait bientôt lancer un projet pilote visant à fournir de l’électricité à des populations d’une localité de la région du Sud du Cameroun, a-t-on appris le 11 décembre 2018, au sortir d’une audience accordée par le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Essomba Eloundou, à l’ambassadeur d’Espagne au Cameroun, Ramon Moreno.

Pas encore très connue au Cameroun, la société Elecnor a pourtant participé à de nombreux appels d’offres relatifs à de grands projets au Cameroun, notamment dans le domaine de la construction des lignes de transport de l’électricité.

Cette entreprise espagnole a notamment construit la première centrale hybride thermique-solaire du Cameroun à Djoum (mise en service le 25 janvier 2018), dans le Sud, pour le compte d’Eneo, le concessionnaire du service public de l’électricité.

BRM

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Le Cameroun a bouclé l’électrification par système solaire photovoltaïque de 166 localités et lancé la 2ème phase incluant 184 localités

En 2018, le ministère de l’Eau et de l’Energie (Minee) informe que son action a porté sur la finalisation du projet d’électrification de 166 localités et le démarrage de la seconde phase du projet de 184 localités par système solaire photovoltaïque.

Concernant le projet relatif à 166 localités, mené par le Chinois Huawei, indique le Minee, il a bénéficié d’une allocation budgétaire de 1,5 milliard FCFA pour l’année 2018 au titre des fonds de contrepartie. Le projet a connu l’achèvement des travaux de construction et la mise en service des 166 centrales solaires ainsi que les réseaux de distribution.

Le nombre d’abonnés de ces centrales s’élève, au 30 septembre 2018, à 6 159. Ainsi, l’énergie électrique est déjà commercialisée dans 116 localités. Les fonds mobilisés pour sa réalisation ont été obtenus grâce à un emprunt crédit-acheteur chez le partenaire chinois Huawei, dont le montant total de financement s’élève à 106 millions de dollars américains, soit environ 61 milliards FCFA.

Pour la deuxième phase du projet concernant 184 localités, une allocation budgétaire de 454,446 millions FCFA au titre des fonds de contrepartie a été mobilisée par le gouvernement camerounais. Les travaux de ladite phase sont réalisés à hauteur de 31%. Pour ce projet, le Cameroun a signé avec Bank of China, en 2017, un accord de prêt d’un montant de 123,3 millions de dollars US (environ 71 milliards FCFA).

S.A

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Cameroun : l’entreprise indienne Kalpataru décroche un marché de 110 millions de dollars dans le transport électrique

Le ministère de l’Eau et de l’énergie (Minee) annonce des avancées au sujet du projet de construction de la ligne de transport d’énergie électrique de 225 kV entre Nkongsamba-Bafoussam et Yaoundé-Abong-Mbang.

Ces avancées concernent également la construction du poste THT 225/90/30kV à Bafoussam ainsi que les extensions des postes d’Ahala, d’Abong-Mbang et Bekoko.

Ces projets visent principalement à interconnecter le Réseau Sud à celui de l’Est du pays à travers le poste d’Abong-Mbang.

En ce mois de décembre, indique le Minee, les études d’avant-projet sommaire sont achevées et le gouvernement a signé un contrat commercial avec l’entreprise indienne Kalpataru. La convention de financement, d’un montant de 110 millions de dollars US, a été signée avec Exim Bank India.

Toujours selon le Minee, l’entreprise Kalpataru a également finalisé les études et est mobilisée sur le terrain. Le contrat avec la maîtrise d’œuvre a déjà été signé.

Kalpataru Power Transmission Limited (KPTL) est l’un des principaux acteurs du marché mondial du transport de l’énergie. Créé en 1969, il s’agit d’un conglomérat diversifié englobant l’immobilier, la production et le transport d’électricité, la construction de routes, d’usines, de bâtiments, d’infrastructures pétrolières et gazières et d’agro-logistique.

Sylvain Andzongo

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L’Etat du Cameroun recherche des financements pour l’aménagement hydroélectrique de Colomines et Ndokayo

Des sources autorisées au ministère en charge de l’Economie (Minepat), informent que l’Etat du Cameroun est actuellement à la recherche de financement concernant la construction de deux aménagements hydroélectriques : Colomine d’une puissance de 7 mégawatts (MW) sur le fleuve Kadey et Ndokayo (4,5 mégawatts) sur la rivière Mali. C’est dans la région de l’Est du pays.

Au 30 septembre 2018, indique le Minepat, l’on note les avancées suivantes : les études du projet sont exécutées à 100%; la sécurisation foncière des sites est en cours.

Pour accompagner ces projets et permettre le transit de l’énergie qui sera produite des points de production vers les centres de consommation, le gouvernement a également engagé un vaste programme de mise à niveau des réseaux publics de transport d’électricité.

Le but visé par ces aménagements hydroélectriques est d’accroître la capacité de transit des réseaux de transport d’électricité et supprimer les goulots d’étranglement existants dans la région de l’Est.

Mais il faut noter que ces projets sont dans les tiroirs des autorités administratives depuis 2005.

S.A

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Entre février 2013 et le 15 août 2018, la SNH a exploité le gazoduc de Bipaga durant 48 000 heures « sans incident »

La Société nationale des hydrocarbures (SNH) se félicite d’avoir exploité durant 48 000 heures « sans incident », le gazoduc de Bipaga/Mpolongwé à Kribi, une cité balnéaire située dans le Sud du Cameroun.

Ces 48 000 heures correspondent à la période allant de février 2013 au 15 août 2018. Depuis le 25 février 2013 en effet, la SNH contribue à l’amélioration de l’offre nationale en électricité, pour satisfaire les besoins des ménages et des sociétés industrielles. Cela, à travers l’alimentation en gaz naturel de la centrale thermique de Kribi.

D’une capacité de 216 mégawatts, cette centrale approvisionne le réseau interconnecté Sud, qui dessert les régions du Sud, du Centre, du Littoral et de l’Ouest. Le gaz est extrait en mer sur le champ Sanaga Sud et traité dans un centre aménagé de Bipaga par l’association pétrolière Sanaga Sud, composée de la SNH et de l’opérateur Perenco. Ce gaz est ensuite livré à la centrale via un gazoduc d’une longueur de 18 km.

S.A

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Le barrage de Nachtigal permettra au Cameroun d’économiser chaque année 100 millions de dollars de coûts de production de l’électricité

La Banque mondiale fonde beaucoup d’espoir sur le projet de construction en cours du barrage de Nachtigal (420 MW) au Cameroun.

Dans une note publiée le 19 juillet, l’institution financière, bailleresse de fonds dudit projet hydroélectrique, explique : « Quand il sera opérationnel, le barrage de Nachtigal permettra au pays d’économiser, chaque année, 100 millions de dollars supplémentaires de coûts de production ».

Toujours, selon la Banque mondiale, Nachtigal sera la prochaine infrastructure à bas coût à voir le jour sur le fleuve Sanaga. L’objectif est d’améliorer l’accessibilité et la fiabilité de l’approvisionnement en énergie renouvelable dans tout le pays.

« S’inscrivant dans une volonté plus globale de réduire le coût de l’électricité et d’en faire une ressource durable, le barrage augmentera les capacités installées de 30% et renforcera l’offre d’énergie verte », se réjouit la Banque mondiale.

D’un coût d’environ 656 milliards FCFA, la centrale hydroélectrique de Nachtigal, située sur le fleuve Sanaga, à 65 km au nord-est de Yaoundé, la capitale du pays, est cofinancée en mode partenariat public-privé (PPP) par le gouvernement du Cameroun, Electricité de France (EDF) et la Banque mondiale, à travers la Société financière internationale (IFC).

Dans ce sens, l’IFC a débloqué, le 19 juillet dernier, une enveloppe d’investissements de 794,5 millions de dollars (environ 447,17 milliards FCFA) pour ledit projet hydroélectrique.

L’aménagement hydroélectrique sera à sa mise en service (2020-2021), le plus gros moyen de production d’énergie électrique du Cameroun.

S.A

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Energie : l’Arsel classé 8e régulateur d’électricité en Afrique (BAD)

L’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) est ainsi récompensée pour ses bonnes pratiques managériales.

L’organe en charge de la régulation du secteur de l’électricité au Cameroun (Arsel), a été classé à la huitième place de l’Electricity Regulatory Index (ERI) for Africa 2018, le classement des régulateurs d’électricité les plus performants du continent. Cette information est contenue dans la première édition de cet Indice appelé Electricity Regulatory Index for Africa en anglais, ERI, et rendu publique par la BAD le 20 juin dernier.

La Banque africaine de développement (BAD) explique que ce rang est relatif aux “meilleures pratiques” en ce qui concerne la “transparence”. La publication des droits et obligations du consommateur sur le site de l’Arsel et l’organisation mensuelle de sessions de conciliation entre le concessionnaire du service public de distribution de l’électricité (Eneo) et ses clients – pour des surfacturations ou autres plaintes –  sont également des points positifs salués par les auteurs de l’étude.

L’Arsel enregistre un score de 0,6454 (sur une échelle allant de 0,0000 à 1,0000), devant des pays comme l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire. La BAD indique que la réalisation de l’Indice de réglementation du secteur de l’électricité en Afrique 2018 a nécessité l’évaluation des performances des régulateurs d’électricité dans 15 pays du continent. En tête de ce classement, l’Ouganda avec l’Autorité de régulation de l’électricité en  (Electricity Regulatory Authority, ERA).

En rappel, l’Arsel a été instituée par la loi N°98/022 du 24 décembre 1998, régissant le secteur de l’électricité. Elle a le statut d’établissement public administratif. Elle assure la régulation, le contrôle et le suivi des activités des exploitants et des opérateurs du secteur de l’électricité, dans le cadre de la politique définie par le Gouvernement. Elle est entre autres chargée de participer à la promotion du développement rationnel de l’offre de l’énergie électrique; de veiller à l’équilibre économique et financier du secteur de l’électricité et à la préservation des conditions économiques nécessaires à sa viabilité et de veiller aux intérêts des consommateurs et d’assurer la protection de leurs droits pour ce qui est du prix, de la fourniture et de la qualité de l’énergie électrique.

Par Journalducameroun.com